samedi 17 mai 2025 à 15 h 30

Femmes au miroir

Conférence d’histoire de l’art par Sylvie Testamarck

Une histoire de l’autoportrait au féminin du XVIe siècle à nos jours.

De même qu’elles se sont trouvées écartées du pouvoir social ou religieux, les femmes n’apparaissent trop souvent en art que comme objet de représentation. Pendant des siècles, de nombreuses artistes se sont pourtant portraiturées.

Les couvents de l’Europe médiévale offraient protection et soutien aux femmes talentueuses. À l’intérieur de leurs enceintes, celles-ci copiaient, écrivaient ou illustraient des manuscrits dans lesquels figurent parmi les plus anciens autoportraits féminins dont celui d’Herald de Landsberg qui fut tout à la fois abbesse, poétesse et enlumineresse, à qui l’on doit, en outre, la première encyclopédie écrite et illustrée par une femme.

Au XVIe siècle, les autoportraits se multiplient avec toutefois des conventions particulières à respecter (décors codifiés, corps droit...). Artemisia Gentileschi se démarque de la plus originale des manières : son autoportrait n’a aucun équivalent lorsqu’elle se représente en personnification de la Peinture. Soutenues par le pouvoir politique féminin, les artistes françaises telles Adélaïde Labille-Guiard et Elisabeth Vigée-Lebrun mettent en œuvre une légitimité de création qui explique pourquoi la fin du XVIIIe siècle a constitué un âge d’or de la peinture des femmes.
Du XIXe siècle à nos jours, les femmes ont définitivement gagné, non sans difficulté, leur entière liberté à se représenter.

L’histoire de l’autoportrait s’étant très largement appuyée sur des exemples masculins, les œuvres signées par les femmes ont longtemps été occultées. Cette conférence se veut donc un hommage aux femmes-artistes et aux historienne féministes qui les ont redécouvertes.

S.T

Entrée libre adhérents et – de 18 ans
Adhérents partenaires tremblaysiens : 3 €
Non adhérents : 5 €