du 11 octobre au 18 octobre 2025
Interrelations
Exposition de Stéfane Perraud, Golnaz Behrouznia, Raphaëlle Kerbrat, Cécile Babiole et Zach Lieberman

Les relations réciproques qui existent entre deux ou plusieurs choses ou entités sont la toile de fond de cette exposition proposée dans le cadre de la semaine de pratiques et d’échanges Photophore. Ces « interrelations » rendues ici tangibles par le biais de créations où se tissent des liens entre sons et images, entre visible et invisible, entre minéral et vivant, entre vivants...
Les Monts gravides
de Séfane Perraud, 2019
Ce projet regroupe un ensemble de gravures/vidéo proposant aux spectateurs un voyage au cœur des océans. A travers une collection de cartographies de volcans sous-marins de très hautes altitudes négatives (c’est-à-dire au-dessous du niveau zéro), ce projet révèle à la fois ces monts invisibles à la surface de la terre mais aussi leur dimension tellurique, quasi alchimique qui réside dans la cohabitation subtile entre le minéral et le vivant.
Fluid Territory - Phase 1
de Golnaz Behrouznia, 2025
Fluid Territory - Phase 1 a été imaginé et conçu lors de la résidence de création de Golnaz Behrouznia à l’Espace Jean-Roger Caussimon. Cette installation est une scénographie en écho à la vie naturelle des insectes sociaux, ici la colonie des termites. Ce corps entraîne le.la visiteur.euse.s au coeur de ses sensations de répulsion et de fascination à la rencontre des insectes. Il se dessine comme un paysage rhizomique au sein de l’espace : des organes d’une colonie.
Projet développé en partenariat avec le Crossed Lab et soutenu par la Région Ile-de-France (Service EAC et résidences)
Bug Antenna
de Raphaëlle Kerbrat, 2018
Bug Antenna se compose de deux antennes télescopiques. Le dispositif réagit à l’intensité et aux nombres des réseaux Wi-Fi présents dans l’espace. Le mouvement s’apparente à celui des antennes d’un insecte, cherchant à sonder et à interagir avec son environnement. Les antennes sont détournées de leur mode de fonctionnement initial pour rendre sensible l’activité hertzienne de la pièce. Plus l’activité des réseaux est grande, plus le dispositif est actif.
Programmation réalisée en collaboration avec Didier Bouchon.
Loops of the Loom
de Cécile Babiole, 2024
Loops of the loom peut être littéralement traduit par « boucles de métier à tisser » (le mot boucle est à entendre au sens informatique du terme). Il s’agit d’un projet d’œuvres multiples tissées à partir de fils électriques, ces câbles sont capables de transmettre des signaux audio, si bien que ces tissages sont aussi des pièces sonores. Ce projet place la figure de la grille au centre du travail. Son inspiration se réfère autant aux tissages issus des sociétés matriarcales préhistoriques qu’à ceux présents dans les mémoires vives magnétiques incorporant des tores de ferrite des ordinateurs des années 1955 à 1975.
au cinéma Jacques Tati
Land Lines
de Zach Lieberman, 2016
Les images satellites fournissent une multitude de données visuelles à partir desquelles nous pouvons imaginer différents modes de visualisation. En utilisant une combinaison de reconnaissance automatique et d’algorithmes optimisés, Zach Lieberman vous permet d’explorer les images satellite de Google Earth par le geste. Dessiner pour trouver des images satellites qui correspondent à chacune de vos lignes, faire glisser pour créer une ligne infinie de rivières, d’autoroutes et de côtes connectées. Land Lines vous invite à penser la planète comme un espace graphique et à voyager au rythme de vos mouvements d’index.
Une exposition inscrite dans le cadre de la semaine Photophore 2025, avec le soutien de la ville de Tremblay-en-France et du ministère de la Culture et de la communication (DRAC Ile-de-France).
Entrée libre
Visite commentée sur rendez-vous
Ouvert du mardi au vendredi de 13 h à 20 h, le samedi de 10 h à 18 h.
Fermé le lundi, le dimanche et les jours fériés.