samedi 14 mars 2026 à 15 h 30

Cinq Chefs-d’œuvres analysés

Conférence d’histoire de l’art par Sylvie Testamarck

L’Annonciation de Fra Angelico, v.1430
La Descente de croix de Rogier van der Weyden, vers 1435
La Flagellation du Christ de Piero della Francesca, vers 1460
Persée délivrant Andromède de Piero di Cosimo, 1510
Saint Thomas de Jusepe de Ribera, vers 1612

Fra Angelico (1395-1455)
L’italien Guido di Pietro dit Fra Angelico est l’un des artistes majeurs du Quattrocento florentin. Entré jeune dans l’ordre dominicain, on ignore à peu près tout de son enfance et de sa formation artistique. Il a consacré sa vie à peindre des œuvres religieuses où il excelle dans l’utilisation de la lumière et de la perspective marquant ainsi la transition du gothique à la Renaissance tout en conservant à l’ensemble une dimension mystique et théologique.

Rogier van der Weyden (Vers 1400-1464)
Primitif flamand, Rogier van der Weyden est née à Tournai dans l’actuelle Belgique. Il fait son apprentissage auprès de Robert Campin et devient maître peintre en 1432. Installé plus tard à Bruxelles, il devient le peintre officiel de la cité et travaille pour Philippe le Bon, duc de Bourgogne, dont la cour s’est établie dans cette ville. Il se distingue par l’intensité émotionnelle et la profondeur psychologique de ses œuvres religieuses et de ses portraits marquant une évolution majeure dans la peinture flamande. Cet apport est particulièrement visible dans La Descente de croix.

Piero della Francesca (entre 1412 et 1420-1492)
Né au début du Quattrocento, à San Sansepolcro, Piero della Francesca est à la fois un peintre, un mathématicien et l’auteur de traités majeurs sur la perspective et la géométrie. Formé près de Domenico Veneziano, il travaille ensuite dans de nombreuses villes (Arezzo, Florence, Rimini, Urbino, Rome) profitant du climat d’ouverture et d’humanisme qui règne alors partout en Italie. Sa palette lumineuse, sa monumentalité, son art savant de la composition, sa maitrise de la technique de la fresque font de lui un des grands maîtres de la première Renaissance.

Piero di Cosimo (1462-1522)
Né à Florence, Piero di Cosimo se forme dans l’atelier de Cosimo Rosselli. Influencé par la peinture flamande, il s’inspire aussi de celle de Léonard de Vinci et de Lucas Signorelli. Il a créé des œuvres religieuses mais c’est surtout dans la production profane et mythologique qu’il se distingue de ses contemporains : portraits troublants, paysages fantastiques peuplés de créatures hybrides, scènes mythologiques fourmillant de détails déclinent une œuvre frappée au sceau de l’étrangeté. Perçu lui-même comme un personnage fantasque, on dit l’homme solitaire, indépendant farouchement, admirateur passionné de la nature.

José de Ribera (1591-1652)
Peintre et graveur espagnol, il part en Italie dès 1612. Il étudie à Rome puis s’installe à Naples (alors sous domination espagnole) en 1616, et devient rapidement le peintre favori des vice-rois. Célèbre pour ses forts contrastes d’ombres et de couleurs inspirés du Caravage et sa représentation souvent dramatique de la réalité, il peint principalement des scènes religieuses, des martyrs et des ascètes. Évoluant d’un ténébrisme sévère à la richesse nuancée d’une gamme éclaircie, son influence fut très grande sur les écoles napolitaine et espagnole. Aux côtés de Vélasquez, de Murillo et de Zurbaran, il incarne sans doute le réalisme espagnol du siècle d’or dans ce qu’il a plus puissant.

S.T

Entrée libre adhérents et – de 18 ans
Adhérents partenaires tremblaysiens : 3 €
Non adhérents : 5 €